Troisième partie : "du Fond du Val à Cauville"
Commune
Octeville S/Mer (Ecqueville) Cauville s/Mer
[lire la mise
à jour d'octobre 2002]
| Etat des sentiers et Valleuses en Novembre 1999 : Ce chemin nous mène au sommet (à l'extrémité de l'impasse Claude-Marical) qui vient d'Ecqueville ; entre un blockhaus, à gauche, et une mare de chasse , il faudra aménager le passage, la mare très près du bord ne laisse que peu d'alternatives. Puis, nous entrons dans une prairie pour éviter le taillis grimpant dans la falaise à 60° ; pouvons-nous tracer le chemin sur 250 mètres, dans le taillis, ça paraît possible sur 250 mètres jusqu'à une mare de chasse abandonnée, celle-ci trop près du bord a été déplacée d'une cinquantaine de mètres à l'est. La nouvelle mare, protégée à l'est par un double talus est suffisamment éloignée de la falaise pour permettre le passage d'un chemin, mais il faudra sans doute la protéger du promeneur par une clôture pour préserver la quiétude des propriétaires. Les deux talus délimitent une surface qui, à l'extrémité de l'impasse des Primevères, a dû servir de décharge et est actuellement à l'état de roncier. Un nivelage sera nécessaire pour le passage du chemin. A l'angle de la prairie qui fait suite, il n'est actuellement plus possible de passer sans emprunter la prairie ; gênés à nouveau par des taillis d'arbustes qu'il faudra entamer sur près de 400 mètres de long. Une bande de fougères et de ronces termine sur 100 mètres cette partie. Nous sommes à la hauteur de l'impasse des Bleuets, cote 5496,150 ; repères terrestres : alignement du clocher d'Octeville avec les cheminées EDF. Perpendiculairement à la falaise, nous rencontrons un énorme fossé (1), (non mentionné sur la carte IGN) et un talus qui ne gênent pas le passage.
Deux remarques s'imposent : - la première, l'impasse des Bleuets ne mène pas jusqu'à la falaise et, dans un souci de protection des cultures maraîchères, il ne faudrait pas le mentionner comme moyen d'accès au chemin du Littoral. - La deuxième, dans le même souci, il sera peut-être nécessaire de protéger ces cultures sensibles au vol, par une clôture côté chemin. Soixante mètres après ce point, il existe une descente à la mer (improprement appelée valleuse par les Cauchois), cote 5496,200. Cette valleuse très abrupte n'est que faiblement entretenue. Sa pente à 50% taillée dans un pentu de 45° va en se redressant après être passée sous une relevée de terre à silex, impressionnante ; puis, après trois lacets vers le sud, passe sous un calcaire déversant, instable. Avant d'obliquer à 40 m d'altitude vers la mer, par une petite vallée où se développent des fruitiers, il faut, pour atteindre la mer, remonter un glissement de calcaire incliné, de plusieurs mètres de haut, entièrement repris par la végétation. Le bas de ce chemin sera aussi à protéger des déferlantes par des brisants.
De retour au sommet, le chemin tracé par un sillon de culture, passe auprès d'un abri de chasse, à demi-enterré, en haut d'un pentu pour l'instant stabilisé, cote 5496,260. A la cote 5496,500, il est nécessaire de contourner le bois contenant un blockhaus, sur une longueur de 200 mètres. Le chemin, bien tracé, demanderait un coup de fraise pour être reprofilé. Ce bois se termine par un long roncier de quatre-vingts mètres, qui va en se rétrécissant pour aboutir sur une amorce d'effondrement dangereuse. Le passage est à recréer ; ensuite, nous pouvons facilement contourner les deux potagers. L'autorisation semble sinon acquise du moins sans problème technique, sinon la loi de 76 (dont l'application peut porter à caution et laisse souvent des traces amères) nous ferait traverser les jardins. En longeant la prairie sur une centaine de mètres, nous arrivons à un autre effondrement ayant servi de décharge et maintenant protégé par une barrière et des pieux (cote 5496,900, chemin des Jomarins) et, trente mètres plus loin, un nouvel entonnoir se creuse. Le sentier parfaitement tracé en bordure de champ, laisse un passage très agréable.
Il débouche sur une prairie clôturée, barrée d'un bois, coupée en deux, qui ajoute de la profondeur, à cette magnifique perspective sur fond de mer (à noter à l'angle de la prairie un "passe clôture" fait d'une planche sur deux piquets). Le sentier, devenu chemin, oblique sur la gauche vers la mer pour éviter la prairie, et entre dans un petit taillis de genêts (cote 5497,100) repère terrestre : château d'eau à 100°. Notons que sur la carte IGN, un chemin en limite de commune est signalé menant droit au château d'eau, (ce chemin n'existe pas). Au départ du sentier, une descente fraîchement refaite, s'engage dans un pentu dressé à 75°, en une suite de marches espacées qui vont aller en se reserrant ; la pente, quoique forte (plus de 20 %) est très praticable, elle atteint par un lacet la falaise morte, très large et boisée. La richesse végétale du lieu laisse imaginer un sentier de moyenne falaise, mais est-ce écologiquement souhaitable ? On atteint la mer par un chemin perpendiculaire qui débouche sur une basse falaise de glaise grise, sollicitant beaucoup de protection. A son "sud", des aiguilles de calcaire finissent de se désagréger, les blocs écroulés, pourtant compacts, ne protègent pas pour autant la falaise. Un rocher, entouré d'eau à marée haute, est un refuge pour une colonie d'oiseaux (cormorans ou pingouins ?). Remontons cette valleuse un peu raide pour retrouver le chemin fraîchement aménagé dans les genêts ; sur la droite, une décharge dans les champs, plus loin à gauche, un fossé en rive. Ce fossé serait un cheminement de la dernière guerre, preuve que la falaise n'a pas trop changé à cet endroit. Quelle conclusion en tirer ? Ce chemin assez long est de type douanier comme on peut en rêver, des élus ont sans doute eu le souci d'offrir à leurs concitoyens un sentier de promenade "digestive" de qualité (certains regretteront que la digue du Terminal brise l'horizon, d'autres l'apprécieront). Il est tracé à partir d'un bosquet d'arbustes puis, de genêts qui le bordent en falaise, donnant une impression de sécurité par rapport au vide, pour les promeneurs avec enfants. Toutefois, cette sécurité est à relativiser, le sillon d'humidité et le passage des chevaux ne va-t-il pas le fragiliser ? Le sentier aboutit (cote 5497,400) à hauteur d'Emmaüs) sur l'extrémité de l'impasse des Pêcheurs menant au Tronquet. Comment se fait-il que cette voie, ouverte à la circulation riveraine, se termine par un à pic sans aucune protection ?? En évitant par la gauche une propriété protégée d'une barrière, on retrouve le sentier, long de 350 mètres, parfaitement refait, canalisé par des haies de genêts. Quelques manifestations visibles d'un conflit entre usagers et riverains, laisse des traces aussi stupides que regrettables.
Nous nous enfonçons dans un sous-bois très coloré à cette époque. On y trouve deux sorties à la mer, l'une à gauche, sans marches, dans une pente de 8 à 10 mètres descendant à 100 % (45°), l'autre, à droite, se rapproche du rivage par un sentier longitudinal taillé dans la broussaille. Cette partie, très facile, se trouvera sans doute rapidement rongée par la mer malheureusement. Au sud, le pied de falaise battu par les vagues, mal protégé par une rive de galets trop faible à cet endroit, se trouve rongé et laisse apparaître un haut mur de terre grise instable, fait d'un mélange de sable, d'argile et de silex, le tout reposant sur une fine couche grise très glissante. Au nord, la falaise morte mesure par endroit peut-être moins d'une vingtaine de mètres, tout aussi rongée que la partie sud. Au-dessus, la falaise vive est faite d'une épaisse couche de calcaire dont deux cents tonnes attendent (!…) de s'écrouler. La plage, à cet endroit (sous la valleuse de Cauville), constituée de gros blocs ronds et lisses, pesant entre 100 et 200 kg, retient encore moins de galets. Un passage de basse mer pourrait être ménagé mais le site est, malgré tout, peu propice aux jeux de plage. A marée haute, un éboulement l'isole des plages d'Heuqueville. Le pied de la falaise de Cauville (rue de la Mer) est très dégarni de terre stabilisante. Les rejets continus de la station d'épuration maintiennent une humidité constante, ôtant toute fermeté au sol qui n'a plus aucune défense contre le ravinement provoqué par la concentration des eaux de pluies dans cette vallée. La falaise nord vient encore de s'effondrer en un amas de neuf cents tonnes de pierres, se rajoutant à l'éboulement cité plus haut. A ce sujet, une remarque s'impose… comme à fond du Val, c'est la falaise nord de cette valleuse qui travaille le plus. Est-ce un hasard ? ou seraient-ce les embruns de la chute d'eau, portés par les vents dominants, qui fragiliseraient davantage la paroi ? Sans doute devra-t-on repenser l'écoulement des eaux (toboggan semi-enterré ou tunnel ??).
Chemin à créer mais en prenant en compte les risques Le sentier haut : il se prolonge encore et emprunte un talus qui longe les herbages sur près de 200 mètres. Il redevient chemin (à la cote 5497,800) jusqu'à un blockhaus, pas encore en surplomb, avant d'entrer le long d'un terrain de chasse clôturé, possédant une jolie mare à gabion en cours d'aménagement. Il va de façon rectiligne, à travers les genêts, rejoindre le versant "sud" de la valleuse de Cauville, rue de la mer. Le chemin a été très sécurisé ; en effet, à cet endroit, la falaise présente des éboulements verticaux de 90 mètres, il faut respecter les barbelés protecteurs. A droite, on remarque une tourelle de DCA. Le chemin coupe à 90° vers la droite pour aborder la valleuse, plus en amont, et redescend perpendiculairement à la pente, un dénivelé de 42 mètres. Peut-être aurait-il dû être tracé en diagonale pour limiter les effets du ravinement. La valleuse de Cauville (rue de la mer) goudronnée, comprend une station de traitement et une piste de bicross. Elle est barrée à 100 mètres du bord par un très fort talus, au-delà, le bitume se fissure et tombe dans un à pic de 48 mètres. Des travaux importants de génie civil seraient nécessaires pour rouvrir cette descente, nécessitant un large pentu auto-stabilisé, capable de recevoir un sentier en lacets, suivi d'une protection basse et d'un ancrage efficace. Mais en attendant, un repaysagement et un garde-corps s'imposent pour assagir et combler les flâneurs avides de paysages. Suite... Page précédente : |